Retour sur la Webdiffusion

Membres du SEVL-SCFP-2815,

Vous avez sûrement pris connaissance de l’allocution de Mme Brouilette, qui était Invitée devant le Cercle canadien de Montréal. Sinon, voici le lien qui vous permettra de le visionner :

Cette allocution est d’une certaine manière galvanisante pour les pionniers et les bâtisseurs de Vidéotron mais d’un autre côté, elle nous laisse un fond d’inquiétude ou du moins, elle soulève plusieurs questions. Qu’entend l’employeur par « revoir les façons de faire » ? Que signifie « faire table rase » pour lancer les nouveaux produits et services ?

Quel est le message envoyé à l’aube d’une négociation de renouvellement de convention collective ? Est-ce une négation totale de notre participation aux nouveautés offerts par Vidéotron ? Est-ce ça : « faire table rase » ?

Comment trouver son message positif quand dans les faits, Vidéotron lance des nouveautés comme Fizz ou Hélix sans la participation active des salariés membres du SEVL-SCFP-2815 ?

Comment être motivé par l’écoute de cette allocution lorsque des produits comme Aruba Wifi compte la participation d’un seul technicien de la qualité technique appartenant au SEVL-SCFP-2815. Cela porte à croire que l’installation de ce produit est prise en charge par la sous-traitance. On peut aussi ajouter à l’effritement de nos emplois des projets comme la Communauté Vidéotron ou le Soutien technique avancé, projets pour lesquels les membres du SEVL-SCFP-2815 sont pratiquement absents. Est-ce ça : « faire table rase » ?

Par ces gestes, est-ce que l’employeur tente d’éviter ses obligations en ne respectant pas les articles de notre convention collective qui encadrent l’utilisation de la sous-traitance, qui encadrent les changements technologiques et ceux qui associent le personnel de Vidéotron dans l’évolution traditionnelle de ses opérations ? Au fil du temps, ces articles de convention collective nous ont permis d’être essentiel à la transformation technologique de l’entreprise. Imaginez-vous un instant que notre juridiction aurait été exclu de l’implantation du service Internet. Maintenant, quelle sera notre place dans le « Vidéotron de demain », si nous laissons l’employeur nous exclure du virage qu’il entreprend ?

Notre Présidente en chef déclare que cette innovation est « au bénéfice de nos clients et de nos actionnaires ». Est-ce aussi au bénéfice de ses employés ? Il ne nous reste qu’à espérer que l’employeur nous a gardé une place à la table.

Soyons sur nos gardes et restons unis, car nous devons indiquer clairement et d’une seule voix à l’employeur que nous avons toujours été au rendez-vous pour permettre à notre compagnie d’être compétitive et innovatrice lors de l’accomplissement de ses grands défis.

Pour nous, les vrais bâtisseurs, notre volonté est de participer au Vidéotron de demain.

Oui aux changements! Mais pas sans nous!

P.S. : Nous allons bientôt vous solliciter, afin que vous puissiez nous partager vos préoccupations.

Nick Mingione, président
Syndicat des employés de Vidéotron Ltée SEVL-SCFP-2815