Enjeux majeurs

Retour imminent à la table de négociation

Comme vous le savez, nous sommes sur le point de retourner à la table de négociation. Nous sommes bien conscients que l’exercice commence à être long et nous vous savons impatient de voir, éventuellement, la lumière au bout du tunnel. Après avoir tenté un blitz en juin, les parties doivent se réunir sous peu avec un nouveau porte-parole patronal, ce qui retarde le début des discussions. Bien que dommage, cela arrive parfois et il ne faut surtout pas céder à la panique et demeurer patient. En attendant, nous effectuons du travail en marge de la table de négociation pour nous assurer que le déroulement des discussions soit plus efficace. Il est vrai que le faible taux d’articles réglés est décourageant, mais plusieurs discussions sont avancées et pourraient faire débloquer des pans importants de la négociation.

Des enjeux majeurs et incontournables

Il est important de faire le tour des enjeux cruciaux, car il faut garder en tête que cette négociation en est une charnière dans la pérennité de nos emplois et de la section locale. En effet, l’automatisation, les avancées technologiques et la virtualisation sont des exemples de défis auxquels nous faisons face. Nous devons nous assurer, comme le dit notre slogan « oui aux changements, mais pas sans nous », d’être les personnes qui seront aux premiers plans de ce virage technologique sans précédent. Ainsi, la sous-traitance demeure un point important. Nous avons répété à l’Employeur que nous ne sommes pas fermés à l’utilisation de la sous-traitance. En effet, elle donne une marge de manœuvre intéressante à celui-ci et lui permet de rester compétitif dans un marché rempli de gros joueurs. Cependant, nous devons encadrer son utilisation, autant au niveau du nombre d’heures de sous-traitance permises ainsi qu’au niveau du type de tâches effectuées. Très simplement, nous désirons que le personnel syndiqué soit au centre des nouveautés ainsi que de leur implantation. C’est ainsi que nous pourrons assurer la pérennité de nos emplois et de nos conditions de travail. Il ne faut pas être gêné d’exiger que nos tâches, que l’on veut bien partager, reviennent d’abord et avant tout aux syndiqué(e)s. N’oublions pas que ces tâches sont les nôtres.

Pour ces raisons, nous demandons également d’avoir une place prioritaire dans les fonctions ainsi qu’une priorité dans la formation sur les nouvelles technologies. Il est anormal que les sous-traitants aient accès avant nous aux nouvelles technologies et aux nouveaux produits. Les membres du SEVL-SCFP-2815 sont ceux qui étaient là hier, qui sont là aujourd’hui et qui seront là demain. Pourquoi ne pas nous associer en priorité dans les produits et nouveautés qui seront l’avenir de Vidéotron ? Obtenir ces garanties serait une juste contrepartie à notre ouverture par rapport à la sous-traitance. Il est clair que nous ne pouvons pas partager notre juridiction sans avoir des garanties qui protègent et priorisent nos membres ainsi leurs tâches présentent et futures.  

L’équité salariale, la structure de rémunération, la formation, etc. sont tous des points majeurs qui devront faire partie d’une entente globale, une fois que les discussions sur la sous-traitance et les nouvelles technologies seront terminées. Les outils et les mécanismes prévus à la convention collective qui nous permettent de nous protéger et de nous défendre sont également des éléments à maintenir et à bonifier. Nous aurons l’occasion d’y revenir de façon plus précise dans les prochaines communications.

Patience, unité et solidarité

En terminant, l’expérience nous apprend qu’on ne doit pas négocier de façon précipitée. Nous voulons accélérer le rythme, mais pas à n’importe quel prix. En étant patients, vous démontrez à l’Employeur qu’il lui est inutile de faire une guerre d’usure. En continuant à nous appuyer et en faisant respecter la convention collective actuelle, nous mettrons ensemble de la pression sur lui plutôt que sur notre équipe.

Restons unis !

Restons patients !

Oui aux changements, mais pas sans nous !

Nick Mingione, président du SEVL-SCFP-2815