INFO-SYNDICALE – 11 septembre 2026
Bonjour tout le monde et bienvenue dans Votre Info Syndical.
D’abord, cette semaine, le comité de grief a fait une offre à l’employeur concernant les griefs datant d’avant février 2025. Le chantier des griefs antérieures est dans ses derniers milles et nous serons bientôt en mesure de traiter plus efficacement les litiges actuels.
Hier, le comité des statuts et règlements s’est aussi rencontré afin de travailler des propositions de modification des statuts et règlements que vous allez voter dessus lors de l’Assemblée générale de novembre.

La gang de Gatineau, on ne vous a pas oublié, on a continué à travailler fort sur la fusion au courant de l’été et la semaine prochaine, je vous ferai une mise à jour un peu plus détaillée.
Et pour terminer, je laisse le comité de francisation se présenter. Bonne fin de semaine à toutes et à tous, prenez soin de vous et à la semaine prochaine.

Bonjour tout le monde!
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, mon nom est Tulsa Valin-Landry, secrétaire-archiviste de notre grand Syndicat et responsable politique du Comité syndical de francisation.
Aujourd’hui, on voulait prendre quelques instants pour vous parler d’un sujet profondément important pour nous : la francisation.
Il y a plus de 65 ans, les travailleuses et les travailleurs de Vidéotron ont fait le choix de se syndiquer.
À l’époque, ils se sont tournés vers le Syndicat national pour une raison toute simple, mais essentielle : il offrait ses services en français.
Autrement dit, dès le début de notre histoire syndicale, la langue française a été au cœur de nos luttes, de nos revendications et de nos gains.

Mon nom est Jessee Gagné, je suis président du Comité syndical de francisation.
Et encore aujourd’hui, cette question demeure pleinement actuelle.
On entend parfois parler de francisation comme s’il s’agissait d’une idée du passé ou d’un débat d’une autre époque.
Mais, dans les faits, la francisation est un enjeu bien vivant.
C’est d’abord la possibilité de travailler en français, de recevoir sa formation en français, de communiquer en français et de faire respecter ses droits en français.
C’est aussi un outil d’intégration extrêmement important pour les nouvelles travailleuses et les nouveaux travailleurs qui viennent enrichir nos milieux de travail.
Parce qu’au fond, lorsqu’on ne parle pas français, on connaît souvent moins bien ses droits et ses conditions de travail. Trop souvent, certains employeurs profitent de cette réalité pour exploiter des travailleuses et des travailleurs en leur offrant des conditions inférieures aux standards que nous nous sommes donnés comme société.
La francisation permet donc de bâtir un milieu de travail plus juste, plus humain et plus équitable.

Au fil du temps, Vidéotron est devenue un véritable fleuron québécois.
C’est une entreprise importante dans le domaine des télécommunications, enracinée dans une réalité bien particulière : celle d’une francophonie vivante, mais minoritaire en Amérique du Nord.
Et ça, ce n’est pas banal.
Comme Vidéotron est une entreprise de juridiction fédérale, elle aurait pu choisir de ne pas se conformer à la Charte de la langue française du Québec.
Mais elle a plutôt choisi d’y adhérer volontairement et de se conformer au processus menant à la certification de l’Office québécois de la langue française.
C’est un choix important.
Un choix qui distingue Vidéotron dans son industrie et qui témoigne d’un réel attachement à la langue française et à la culture québécoise.
Chez Vidéotron, qu’on soit syndiqué, non syndiqué, cadre ou membre de la direction, il y a une chose qui nous rassemble : l’importance du français dans notre milieu de travail.
Et c’est pour ça que la francisation ne doit pas être vue comme une vieille idée rangée sur une tablette.
Au contraire, c’est un outil d’avenir.
Un outil qui sert à protéger nos droits, à améliorer nos conditions de travail et à favoriser une intégration juste, respectueuse et humaine pour tout le monde.

L’exemple de Vidéotron montre qu’une entreprise fédérale peut, sur une base volontaire, s’engager dans une démarche de francisation conforme à la Charte de la langue française du Québec.
Mais il faut aussi le dire franchement : ce genre d’engagement n’a de valeur que si la direction y croit vraiment.
Parce que, pendant que chez nous, certaines choses peuvent sembler normales, la réalité est tout autre dans plusieurs autres grandes entreprises de télécommunications présentes au Québec.
Pour bien des travailleuses et des travailleurs qui font pourtant le même métier que nous, pouvoir travailler pleinement en français demeure encore difficile, parfois même inaccessible.
C’est exactement pour cette raison que notre travail demeure essentiel.
Comme comité syndical, en collaboration avec le Comité paritaire de francisation, nous devons continuer de promouvoir et de défendre le français comme langue de travail, langue de service et langue de notre identité collective.
Parce que défendre le français, ce n’est pas regarder en arrière.
C’est, au contraire, choisir le respect, l’inclusion et la dignité pour aujourd’hui et pour demain.
Votre comité exécutif


