Il y a environ trois semaines, le Premier ministre, François Legault, a demandé à tous les employeurs de faire leur part en fournissant des lieux ou des espaces afin que le personnel de la santé publique puisse accélérer la vaccination des citoyen(ne)s contre la Covid-19. De plus, les employeurs pourraient faire vacciner leurs employés ainsi que les membres de leur famille. Jusqu’à maintenant, environ 450 employeurs ont répondu à l’appel du Premier ministre.

Alors, nous avons donc fait les représentations auprès du Co-président de la santé et sécurité au travail de Vidéotron afin de demander si l’employeur avait l’intention d’adhérer à la demande du Premier ministre. Finalement, le Directeur principal des relations de travail est venu nous annoncer, de façon catégorique, que l’entreprise n’allait pas participer à l’effort de vaccination.

Or, nous sommes très déçus d’apprendre que l’employeur n’envisage pas de répondre à l’appel du Premier ministre. Surtout que nous représentons des membres qui parcourent le Québec et qui mériteraient de profiter de cette occasion pour recevoir le vaccin qui les protégerait davantage dans le cadre de leur travail. Nous avons aussi des gens que l’employeur aime qualifier d’essentiels et qu’il assurerait leur contribution, tant et aussi longtemps, qu’ils demeurent en santé.

L’employeur devrait envoyer un message clair à cet effet pour souligner sa reconnaissance envers ses employé(e)s et leur famille. Et du même fait, cette action aura comme conséquence de protéger la clientèle. À notre avis, l’employeur a manqué une opportunité de participer à cet effort collectif. Permettre la prise de rendez-vous afin d’obtenir le vaccin sur le temps de travail serait un geste concret de reconnaissance.

L’employeur est exigeant lorsqu’il s’agit de sa responsabilité pour brancher les Québécois(es) et d’empocher les frais mensuels. Il oublie que cela vient avec une responsabilité sociale, autant pour la vaccination de la population générale, que pour celle de ses employé(e)s. Sans oublier que Vidéotron est parmi les rares entreprises n’ayant pas subi de pertes significatives durant cette période de pandémie. Pourtant, depuis le tout début, notre Président en chef, M. Jean-François Pruneau, n’a jamais manqué une occasion pour nous faire savoir combien nous sommes essentiels. Voici quelques-unes de ses citations :

« J’ai confiance en nous. Ensemble, on va passer à travers cette tempête. Merci pour votre travail et continuons de faire une différence concrète en gardant le Québec plus connecté que jamais. On garde le cap! N’oubliez pas de consulter notre nouvel extranet pour vous tenir informé de tout ce qu’on met en place pour assurer votre bien être et celui de nos clients. » (25 mars 2020)

« Bien évidemment, la situation entourant la COVID-19 continue d’évoluer et nous continuons de prendre des mesures pour protéger nos employés et nos clients. » (31 mars 2020)

« Est-ce que nos objectifs financiers vont changer? Pour l’instant, notre priorité est de veiller à la sécurité de nos collègues et de nos clients. (…) » (14 avril 2020)

Les messages sont clairs et encourageants. Cependant, les actions ne suivent tout simplement pas. Comme on dit : « Les bottines ne suivent pas les babines. » La seule chose que l’on peut affirmer est que l’employeur demeure constant, autant dans ce dossier que dans le dossier de la négociation : il parle, il parle mais il ne pose pas de geste concret. Encore la grande séduction, les promesses et les messages qui sont utilisés se rapprochent plus de la manipulation que de la reconnaissance. En somme, il nous remercie de contribuer à SA RÉUSSITE… sans toutefois la partager! L’employeur a à sa disposition l’opportunité de faire une différence afin de réellement nous protéger!

Solidairement, au nom de notre Comité exécutif ainsi que notre Comité de négociation,

Nick Mingione, président du SEVL-SCFP-2815

Consœurs, Confrères,

Tel que promis, nous aimerions vous faire un court compte-rendu de la deuxième journée de conciliation qui s’est déroulée hier, le 13 avril 2021 en présence de M. Robert Dupuis, conciliateur.

Souvenez-vous que les parties s’étaient laissées avec des devoirs à faire.

D’abord, nous pourrions qualifier cette dernière journée de difficile. En effet, bien qu’il y ait eu un léger mouvement de la part de l’employeur, le résultat final est essentiellement identique en ce qui concerne les demandes d’utilisation de la sous-traitance, et ce, toujours sans compensation pour les membres. Il faut croire que les pistes de solutions proposées par le syndicat ne se sont pas assez adaptées pour être à la hauteur des exigences de l’employeur. Sans vouloir caricaturer, nous sommes tentés de croire que le message du chef ne s’est toujours pas rendu…

Ainsi, nous poursuivrons donc la conciliation le 19 avril prochain pour une troisième journée. Nous tenterons, à nouveau, de faire des avancées, tout en gardant en tête le dernier clip de notre Président, M. Jean-François Pruneau, en espérant voir se concrétiser son désir de s’entendre.

Surtout, ne vous découragez pas, continuez à nous supporter et restez unis plus que jamais. L’employeur est de plus en plus transparent avec son plan de contingence. D’ailleurs, aujourd’hui plusieurs membres ont été témoins de la première cohorte de formation de cadres au dépôt de Saint-Hubert. Cette formation a eu lieu dans le stationnement à la vue de tous. Bravo!

La conciliation est un outil supplémentaire pour en arriver à une entente gagnant-gagnant. Nous y croyons et nous redoublerons d’efforts afin d’y arriver.

Solidairement, au nom du Comité de négociation et de votre exécutif syndical,

Nick Mingione, Président du SEVL-SCFP-2815

Consœurs, Confrères,

En suivi aux discussions du Comité ad hoc sur les nouvelles technologies du SCFP-Québec sur l’importance accrue qu’a pris le droit à la déconnexion dans le contexte actuel de télétravail massif, le comité vous informe que le gouvernement fédéral tient une consultation sur la question jusqu’à la fin avril. Les résultats de ce sondage seront notamment utilisés par le comité consultatif sur le droit à la déconnexion qui doit faire des recommandations à ce sujet à la ministre du Travail en vue d’un éventuel encadrement législatif.

Vous pourrez y participer à l’adresse suivante :

https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/portefeuille/travail/programmes/normes-travail/consultation-droit-a-la-deconnexion-et-travail-demande.html

Même si la plupart des sections locales du SCFP-Québec sont de compétence provinciale, il serait à notre avis pertinent que nos membres aient la possibilité de se prononcer sur le droit à la déconnexion dans le cadre de la consultation fédérale puisque celle-ci orientera les décisions prises par Ottawa qui auront forcément des répercussions sur les provinces par la suite.